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Questions fréquentes sur la pleine conscience

 

Qu'est ce qu'être présent ?

C’est être présent aux différents éléments qui constituent notre expérience dans l’instant : les sensations corporelles, l’expérience des cinq sens, les pensées, les émotions. A cet instant, qu’est ce que je ressens dans mon corps ? Quelles sont les images, les sons, les odeurs que je perçois ? Quelles sont les pensées qui me préoccupent ? Quelles sont les émotions qui m’habitent ? Il s’agit de voir, de reconnaître ce qui se déroule dans son expérience mais sans y ajouter de commentaires ou de jugements de valeur du type « bon »  ou « mauvais », « j’aime » ou « j’aime pas ». C’est une forme d’accueil inconditionnel, de bienveillance et de douceur envers soi. Il s’agit juste de voir, sans être fasciné ou au contraire sans vouloir rejeter quoi que ce soit qui apparaisse.

On pourrait résumer le processus de la pleine conscience en trois aspects : l’intention d’être présent, l’attention proprement dite à ce qui est présent dans l’instant et le non-jugement, bienveillance par rapport à ce qui est perçu.

 

Qu’est ce que le « pilote automatique » ?

Le mode « pilote automatique » désigne notre mode de fonctionnement habituel. Par exemple en voiture, nous conduire   pendant   des   kilomètres   en   « pilote automatique» : nous sommes perdus dans nos pensées, avec juste assez de présence pour ne pas avoir d’accidents (sauf quand ça arrive…). Ou bien dans la rue, nous pouvons marcher préoccupé par les pensées du futur et du passé, avec juste assez d’attention pour ne pas rentrer dans un poteau ou dans quelqu’un.

Ainsi vivons-nous une grande partie de notre vie. Dans cette absence de présence, tout ce qui survient dans notre expérience (évènements, pensées et émotions) est susceptible de déclencher des processus réactionnels habituels : nous tournons  en  rond  dans  les  schémas  compulsifs  qui    nous conditionnent.

 

 

Du pilote automatique à la pleine conscience

Développer la pleine conscience, c’est amener de l’espace et de la présence dans notre expérience. Non seulement cela nous permet de mieux faire ce que nous sommes en train de faire mais également le fait de voir et reconnaître ce qui   se

passe en soi à chaque instant amène une ouverture, un espace entre deux pensées, qui fait que l’on peut ne pas se laisser emporter par le processus de réaction habituelle : une liberté et un choix s’offrent à nous. La pratique de la pleine conscience permet ainsi non seulement de vivre plus en phase avec la réalité du moment présent mais aussi constitue une voie de libération de nos conditionnements.

 

Pleine conscience et stress

En 1984, les chercheurs Lazarus et Folkman expriment ainsi une définition du stress : « un état de stress survient lorsqu’il y a un déséquilibre entre la perception qu’a une personne des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face». Il y a un stress positif qui nous fait augmenter le niveau de notre présence et de notre vigilance. Par contre, le stress devient pathogène lorsqu’il nous paralyse (perte de moyen), lorsqu’il nous inhibe (introversion) ou lorsqu’il nous enferme dans des stratégies de fuite (addiction aux substances ou autres) ou de défoulement (violences, etc.). De même lorsqu’il est répétitif, constamment alimenté par des situations récurrentes, et que l’on ne peut amener de l’espace dans notre expérience, il devient un « stress chronique ». Il conduit alors à une sorte de « saturation » : les effets des stresseurs s’amplifient, nous devenons ultra réactifs et si la tension ne peut pas se libérer elle s’accumule dans le corps et dans l’esprit, amenant à des « burn out », des dépressions, des maladies corporelles et d’une façon générale à une grande souffrance psychologique. La pratique de la pleine conscience nous permet de vivre avec plus d’espace la situation de stress  et  donc  de  limiter  ses  effets  néfastes  à  tous  les    niveaux.

Dans une acception plus large, le stress est parfois considéré comme étant un  synonyme  du  mal  être existentiel et l’insatisfaction (dukkha dans la tradition du Bouddha).

 

A quoi cela sert il de ressasser continûment le passé ou d’anticiper l’avenir ? Etant complètement absorbé dans notre mental, nous sommes prisonniers de ses peurs, de ses espoirs, de ses doutes, de ses regrets nous nous déconnectons de la réalité du moment présent. On ne résout pas un problème en le ruminant, au contraire une rumination excessive a tendance à amener une « prise de tête », et à brouiller la clarté qui permet de voir la situation avec plus d’espace et de justesse.

Bien sûr de temps en temps, il est nécessaire de réfléchir à certaines choses : préparer un voyage par exemple, etc…. L’idée n’est pas de ne plus penser mais de ne pas faire que penser. Il y a pleins de moment où l’on n’a pas besoin de penser : lorsque l’on marche, lorsque l’on conduit, … tous ces moments sont autant d’opportunités privilégiées de revenir dans l’expérience sensorielle du présent. Et même lorsque l’on doit penser, on découvre que l’on peut rester en contact avec le moment  présent,  en  contact avec nos sensations, même en   pensant…

 

La pensée n’a plus le pouvoir de nous extraire complètement de l’expérience du présent. Amenant ainsi de l’espace dans notre vie, la fatigue, le stress, la réactivité diminuent d’autant.

 

Comment être présent ?

Pourquoi le corps a-t-il une place si importante dans ce processus ?

Ceci est un point crucial pour bien comprendre ce qu’est la pleine conscience. Etre absent c’est être dans son mental. Nous sommes la plupart du temps complètement immergé dans notre mental. La pleine présence, pleine conscience désigne non pas un concept philosophique mais une expérience bien réelle. Celle-ci se vit dans l’expérience du corps et de nos cinq sens.

Faire l’expérience du corps, ce n’est pas faire l’expérience de « l’idée de notre corps », mais c’est être les sensations du corps. Les sensations du corps sont comme une ancre qui nous relie au moment présent et évite que l’on soit « perché » dans son mental. Ainsi à chaque fois que l’on part dans le mental et ses histoires, revenir à la présence au corps nous ramène à l’expérience du présent.

On peut sentir notre corps globalement, ou en partie, sentir le mouvement de la respiration, le contact des pieds avec le sol, l’important est de se reconnecter avec la sensation. L’attention à la respiration constitue la méthode fondamentale pour s’entraîner à l’expérience de la pleine conscience.

 

 

Pourquoi y a-t-il nécessité de pratiques formelles et informelles ?

L’apprentissage de la pleine conscience constitue un entraînement progressif. Au début, il est nécessaire de découvrir et de cultiver cet état de présence dans une pratique formelle, c’est-à dire une pratique de méditation assise, debout ou en mouvement (du type yoga). Cette pratique formelle peut avoir un objet particulier d’attention (la respiration, les sensations du corps, les sons, la marche etc.) ou être sans objet (expérience de présence globale). Le coeur de la pratique consistant à reconnaître lorsque l’on a été distrait par des pensées et revenir à notre objet d’attention.

Bien que la pratique formelle soit très importante voire indispensable, il est aussi nécessaire de développer la pratique informelle. La pratique informelle consiste à intégrer l’expérience de présence dans toutes les situations de notre vie. C’est aussi apprendre à faire des pauses et amener de l’espace dans les situations de stress. C’est seulement en mettant cette énergie dans l’intégration que nous pourrons recevoir dans notre vie tous les bienfaits de la pleine conscience.

 

Si l’on devait la résumer en une phrase, on pourrais dire que la pratique consiste à ramener en- core et encore notre attention vers le moment présent dès que l’on s’aperçoit que l’on s’est absenté dans le monde de nos pensées.

 

Bien vivre les émotions

Les émotions font partie de la vie, elles sont les énergies de la vie. Elles sont ce qui nous met en mouvement, qui nous émeut. On distingue les émotions de participation et les émotions conflictuelles. Les émotions de participation sont des émotions empathiques, une qualité de coeur, d’amour, de bonté, de compassion, d’émerveillement, de joie. Les émotions conflictuelles sont celles qui sont sources de souffrances pour soi et autrui. Dans le Dharma on les classe tout d’abord en trois grands groupes : désir-attachement (je veux), aversion (je veux pas), indifférence (ça m’est égal). Toujours dans le Dharma on peut les développer en 5 ou 6 émotions racines : orgueil, jalousie, désir-attachement, indifférence, avidité, colère. Dans une classification psychologique plus moderne on peut classer ainsi les six émotions principales: colère, peur, tristesse, surprise, dégoût, joie. Toutes ces émotions racines se déclinent en les nombreuses nuances qui composent la richesse de notre palette émotionnelle.

 

Et la compassion dans tout cela ? La pleine conscience n’est elle pas un peu « égoïste » ?

La pratique de la pleine conscience nous apprend non seulement l’acceptation, la non lutte avec ce qui se passe en soi et chez autrui, mais elle est en essence une expérience de pleine participation avec ce qui est telle que c’est, c’est-à- dire une qualité d’empathie qui est la base pour l’émergence d’un amour et d’une compassion authentiques, tant pour soi même que pour autrui.

 

L’acceptation n’est-elle pas synonyme d’une forme de résignation passive, juste subir et encaisser ?

Développer la pleine conscience, c’est amener de l’espace et de la présence dans notre expérience. Non seulement cela nous permet de mieux faire ce que nous sommes en train    de faire mais également le fait de voir et reconnaître ce qui se passe en soi à chaque instant amène une ouverture, un espace entre deux pensées, qui fait que l’on peut ne pas se laisser emporter par le processus de réaction habituelle :  une liberté et un choix s’offrent à nous. La pratique de la pleine conscience permet ainsi non seulement de vivre plus en phase avec la réalité du moment présent mais aussi constitue une voie de libération de nos conditionnements.

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